De nombreux rapports le documentent : les petites salles de proximité peinent de plus en plus à accéder aux films dès leur sortie, face à des circuits de diffusion qui privilégient les grands multiplexes, dans un contexte national de baisse de fréquentation en salle. Le cinéma Star n’échappe pas à cette fragilité structurelle.
Le prestataire qui exploite le cinéma intercommunal Star à Saint-Pons de Thomières prévoyait initialement de cesser son activité dès le 31 janvier 2026. Les élus de la Communauté de communes du Minervois au Caroux ont négocié une prolongation de six mois, puis engagé avec lui une solution de transition sous forme de cinéma itinérant. Cette dernière piste n’a pu aboutir : le prestataire s’est trouvé contraint d’y renoncer pour des raisons économiques qui dépassent largement notre seul territoire.
Cette situation rend également impossible la tenue, cet été, de séances itinérantes dans les communes qui avaient répondu à notre appel à manifestation d’intérêt. Ces communes ont été informées directement, avant la présente communication. Compte tenu des délais et des moyens humains disponibles, aucune offre alternative ne pourra être organisée pendant la fermeture.
Deux démarches sont engagées en parallèle pour l’avenir : une reprise en régie directe par la Communauté de communes et une consultation pour un nouvel exploitant privé sous un cahier des charges renforcé. Dans les deux cas, la collectivité travaillera à sécuriser l’accès aux films en s’appuyant sur les dispositifs existants et en explorant une mise en réseau avec d’autres salles indépendantes du territoire. L’objectif est une réouverture au premier semestre 2027, sous une gouvernance plus robuste face à ces nouvelles réalités du secteur.
« Cette fermeture n’est pas un accident de gestion locale : c’est la conséquence d’une fragilité qui touche aujourd’hui l’ensemble des cinémas de proximité en France. Nous avons obtenu six mois de plus, puis tenté une solution de transition. Nous reprenons aujourd’hui la main pour construire un modèle qui résiste mieux à ces évolutions », déclare Patrick Cabrol, le président de la Communauté de communes.